samedi 4 juillet 2020

Aidons nos facteurs !

Il ne vous aura pas échappé que nous venons de vivre et subissons encore une période très "particulière", dont les conséquences de la gestion... hasardeuse ne font à mon avis que commencer.

La flûte à bec ayant entre autres handicaps la malchance d'être un instrument à vent, est lourdement impactée sous bien des aspects. Très égocentriquement, en ce qui me concerne : stage de printemps reporté, puis rereporté, puis rerereporté..., cours par WhatsApp sans accompagnement possible, pas de musique d'ensemble, Blokfluitdagen supprimées... Mais ce n'est pour moi qu'un loisir, et c'est bien plus grave pour les professionnels, en particulier les concertistes et les facteurs.

J'écoutais ces derniers jours les derniers Bons Becs, délicieux podcasts de la facteure de flûtes à bec (ou fleustière comme elle se nomme elle-même) Claire Sécordel (que j'avais eu le plaisir de rencontrer aux Open Recorder Days d'Amsterdam en octobre dernier),  dont l'activité est relativement récente et pour qui l'annulation des salons est plutôt catastrophique car c'est en particulier grâce à eux qu'elle peut se faire connaître, qui disait que c'était pour le moment son principal point de vente d'instruments.

Claire Sécordel sur son stand aux ORDA d'Amsterdam en octobre 2019 (*)

D'ailleurs, quand les salons pourront de nouveau se tenir, ça risque d'être compliqué d'essayer des instruments (on ne peut pas désinfecter efficacement une flûte à bec sans la démonter complètement). Personnellement ça ne me dérangerait pas, mais ça risque de prendre un moment avant d'être de nouveau "autorisé". 

Du coup comme mon alto 415 que-j'aime-et-que-j'adore a lamentablement moisi l'hiver dernier (et pas qu'un peu - oui, j'habite un taudis insalubre) et que j'ai vraiment envie d'aider cette jeune facteure vraiment très sympathique et pleine d'une belle énergie, je vais la lui envoyer en révision, ce n'est pas grand-chose mais c'est ce que je peux faire pour le moment (n'ayant pas les moyens ni d'ailleurs le besoin de m'offrir une nouvelle flûte de facteur)

Si vous aussi avez des flûtes qui auraient bien besoin d'être un peu chouchoutées, c'est le moment de faire travailler votre facteur préféré. Toutes les flûtes (même industrielles, mais surtout quand même les flûtes de facteur) ont besoin de temps à autre d'être révisées. Je suis loin d'être exemplaire sur ce point et je me garderai bien de faire la leçon à quiconque, mais avant d'adopter un animal, il faut être sûr qu'on aura les moyens de l'emmener chez le véto. Eh bien c'est pareil avec une flûte de facteur, avant de l'adopter, il faudrait être sûr d'avoir les moyens de la faire entretenir. Ce sont des instruments qui coûtent cher et c'est dommage de les laisser s'abîmer, même si la dépense occasionnée ne fait jamais plaisir...

Je vous encourage en tous cas, si ce n'est pas déjà fait, à vous régaler avec les 28 Bons Becs de Claire (publiés un dimanche sur 3) dont je ne me lasse pas. J'ai adoré la rencontre (virtuelle) avec Claire Michon (entre autres, des Witches, ensemble qui n'existe plus à mon grand désespoir, et qui mérite un article) dont je suis fan absolue du son reconnaissable dès les premières notes.

Les 3 facteurs français Philippe Bolton, Pierre Nénez et Claire Sécordel
aux ORDA d'Amsterdam en octobre 2019


(*) Claire si vous me lisez, je suis désolée pour la qualité de la photo mais j'ai eu des soucis avec mon téléphone - je suis désolée aussi de ne pas avoir pris le temps d'écrire l'article promis pour lequel j'avais pris ces photos...)

dimanche 5 avril 2020

C'est ton instrument

Spéciale dédicace à tous les flûtistes à bec mal-aimés qui se reconnaîtront (ou pas) :-D


lundi 30 mars 2020

Des nouvelles du front...

...enfin plutôt de l'arrière-garde. Je travaille certes dans un hôpital parisien, mais aux services financiers et en télétravail : je fais donc partie des planqués. Mais il en faut !

J'aimerais dire que ça me dégage du temps pour la musique, mais finalement pas tant que ça car il a bien fallu que je remplace mes trajets en vélo par du sport à domicile, et le printemps arrivant, les activités de jardinage reprennent.

Avec ce confinement, plus de cours de flûte à bec jusqu'à nouvel ordre, et le stage de musique d'ensemble du week-end dernier avec Claudia Leibovitz est reporté (hmm... je ne pense pas en avoir parlé ici), si tout va bien, à fin mai (ce qui laisse théoriquement plus de temps pour préparer les morceaux).

Comptant quand même sur un planning un peu moins serré, je me suis décidée à commander chez Thomann une basse en plastique premier prix, après avoir beaucoup hésité. Je n'avais pas trop envie d'un instrument en plastique, mais si j'avais continué à attendre d'avoir le budget pour une basse en bois, ça aurait pu prendre pas mal de temps. La Thomann à 99€ était en compétition avec la Yamaha à 245€, qui a l'air plus costaud mais 245€ pour un instrument en plastique, je trouve que ça fait un peu mal même si je suis plutôt confiante dans la qualité des flûtes plastique Yamaha. 

La chose est donc arrivée la semaine dernière. J'aime bien son aspect "mat" qui fait beaucoup moins cheap que le brillant des ténors et des basses Yamaha. Le son est honnête, son point faible étant, comme je m'y attendais après avoir lu les avis des clients, la fragilité apparente des clés qui sont vraiment légères et doivent effectivement se casser facilement. Comme je suis prévenue, je redouble de précautions et advienne que pourra.

Je me remets donc à la lecture en clé de fa après 4 ans sans cours de formation musicale, et je trouve que c'est moins difficile que j'aurais pu le penser. Comme j'ai reçu une partition en clé de fa à travailler pour le stage sus mentionné, ça tombe plutôt bien. Hormis la lecture, la difficulté de la basse ne tient pas aux doigtés qui sont les mêmes que l'alto, mais le positionnement rapide des doigts eu égard à la taille de l'instrument, la bonne posture à trouver et son poids qui me fatigue encore rapidement les mains.

Si vous voulez un petit aperçu du son de cet instrument (with free sheet inside) :



La dernière nouvelle du moment est l'ouverture imminente des inscriptions aux Blokfluitdagen 2020, avec cette année un atelier d'initiation à la viole de gambe :-)

lundi 28 octobre 2019

Back from ORDA 2019 !

Me voilà donc de retour des Open Recorder Days d'Amsterdam, avec des étoiles plein les oreilles après 4 journées bien remplies : des concerts (époustouflante Lucie Horsch, émouvante Tali Rubinstein, entre autres), des masterclasses, des ateliers (initiation au didgeridoo ahah), une compétition d'interprètes amateurs de tous âges, une exposition de facteurs (avec la rencontre de la très sympathique Claire Sécordel du podcast Bons Becs et plein d'instruments essayés), le magnifique CVA (Conservatorium van Amsterdam), un tout petit peu de temps difficilement dégagé pour visiter Amsterdam... et me voici avec encore plus d'articles à écrire !

Conservatorium van Amsterdam

mardi 8 octobre 2019

Bons Becs !

Je viens vous faire un petit coucou automnal pour ne pas que vous pensiez que j'ai abandonné complètement ce blog. Il est juste plutôt vers le bas de la pile de mes priorités actuelles, mais ça peut changer (l'hiver aidant...). La pile des articles à écrire est, quant à elle, en progression constante : il va bien falloir que je m'en occupe à un moment ou à un autre.

J'ai eu connaissance par la lettre d'information d'ERTA-France d'un podcast entièrement dédié à la flûte à bec, réalisé avec talent par la facteur (rice ?) (euse ?) de flûtes à bec Claire Sécordel

Ce podcast s'appelle Bons Becs (vous comprendrez toutes les implications de ce nom en introduction de chaque émission), il y en a un nouveau un dimanche sur deux en alternance suivant deux séries : Alphabec, qui explore le vocabulaire spécifique à la flûte à bec à raison d'une lettre à chaque fois, et Qui a bon bec ?, conversation avec un professionnel de la flûte à bec qui peut être un autre facteur, un interprète, un enseignant...

Tout cela est très bien fait et vraiment intéressant. Il y a déjà 13 épisodes à écouter, que l'on peut retrouver ici.