Spéciale dédicace à tous les flûtistes à bec mal-aimés qui se reconnaîtront (ou pas) :-D
dimanche 5 avril 2020
lundi 30 mars 2020
Des nouvelles du front...
...enfin plutôt de l'arrière-garde. Je travaille certes dans un hôpital parisien, mais aux services financiers et en télétravail : je fais donc partie des planqués. Mais il en faut !
J'aimerais dire que ça me dégage du temps pour la musique, mais finalement pas tant que ça car il a bien fallu que je remplace mes trajets en vélo par du sport à domicile, et le printemps arrivant, les activités de jardinage reprennent.
Avec ce confinement, plus de cours de flûte à bec jusqu'à nouvel ordre, et le stage de musique d'ensemble du week-end dernier avec Claudia Leibovitz est reporté (hmm... je ne pense pas en avoir parlé ici), si tout va bien, à fin mai (ce qui laisse théoriquement plus de temps pour préparer les morceaux).
Comptant quand même sur un planning un peu moins serré, je me suis décidée à commander chez Thomann une basse en plastique premier prix, après avoir beaucoup hésité. Je n'avais pas trop envie d'un instrument en plastique, mais si j'avais continué à attendre d'avoir le budget pour une basse en bois, ça aurait pu prendre pas mal de temps. La Thomann à 99€ était en compétition avec la Yamaha à 245€, qui a l'air plus costaud mais 245€ pour un instrument en plastique, je trouve que ça fait un peu mal même si je suis plutôt confiante dans la qualité des flûtes plastique Yamaha.
La chose est donc arrivée la semaine dernière. J'aime bien son aspect "mat" qui fait beaucoup moins cheap que le brillant des ténors et des basses Yamaha. Le son est honnête, son point faible étant, comme je m'y attendais après avoir lu les avis des clients, la fragilité apparente des clés qui sont vraiment légères et doivent effectivement se casser facilement. Comme je suis prévenue, je redouble de précautions et advienne que pourra.
Je me remets donc à la lecture en clé de fa après 4 ans sans cours de formation musicale, et je trouve que c'est moins difficile que j'aurais pu le penser. Comme j'ai reçu une partition en clé de fa à travailler pour le stage sus mentionné, ça tombe plutôt bien. Hormis la lecture, la difficulté de la basse ne tient pas aux doigtés qui sont les mêmes que l'alto, mais au positionnement rapide des doigts eu égard à la taille de l'instrument, à la bonne posture à trouver et à son poids qui me fatigue encore rapidement les mains.
Si vous voulez un petit aperçu du son de cet instrument (with free sheet inside) :
La dernière nouvelle du moment est l'ouverture imminente des inscriptions aux Blokfluitdagen 2020, avec cette année un atelier d'initiation à la viole de gambe :-)
lundi 28 octobre 2019
Back from ORDA 2019 !
Me voilà donc de retour des Open Recorder Days d'Amsterdam, avec des étoiles plein les oreilles après 4 journées bien remplies : des concerts (époustouflante Lucie Horsch, émouvante Tali Rubinstein, entre autres), des masterclasses, des ateliers (initiation au didgeridoo ahah), une compétition d'interprètes amateurs de tous âges, une exposition de facteurs (avec la rencontre de la très sympathique Claire Sécordel du podcast Bons Becs et plein d'instruments essayés), le magnifique CVA (Conservatorium van Amsterdam), un tout petit peu de temps difficilement dégagé pour visiter Amsterdam... et me voici avec encore plus d'articles à écrire !
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| Conservatorium van Amsterdam |
mardi 8 octobre 2019
Bons Becs !
Je viens vous faire un petit coucou automnal pour ne pas que vous pensiez que j'ai abandonné complètement ce blog. Il est juste plutôt vers le bas de la pile de mes priorités actuelles, mais ça peut changer (l'hiver aidant...). La pile des articles à écrire est, quant à elle, en progression constante : il va bien falloir que je m'en occupe à un moment ou à un autre.
J'ai eu connaissance par la lettre d'information d'ERTA-France d'un podcast entièrement dédié à la flûte à bec, réalisé avec talent par la facteur (rice ?) (euse ?) de flûtes à bec Claire Sécordel.
Ce podcast s'appelle Bons Becs (vous comprendrez toutes les implications de ce nom en introduction de chaque émission), il y en a un nouveau un dimanche sur deux en alternance suivant deux séries : Alphabec, qui explore le vocabulaire spécifique à la flûte à bec à raison d'une lettre à chaque fois, et Qui a bon bec ?, conversation avec un professionnel de la flûte à bec qui peut être un autre facteur, un interprète, un enseignant...Tout cela est très bien fait et vraiment intéressant. Il y a déjà 13 épisodes à écouter, que l'on peut retrouver ici.
samedi 25 mai 2019
40 ans !
Non, ce n'est pas moi qui ai 40 ans (malheureusement). Ça ne fait quand même pas non plus 40 ans que j'ai délaissé ce blog (plus de 40 jours, par contre).
Mais hier soir, nous avons fêté les 40 ans de mon conservatoire avec un concert-rétrospective : écran géant au fond de la scène avec des photos et images d'archives, une récitante qui retraçait toute l'histoire et un moment musical à chaque temps fort. Un concert comme je les aime, avec plein de monde sur scène, petits, grands, jeunes et vieux, tous instruments réunis (et même une flûte à bec, c'est pour dire). D'anciens professeurs et d'anciens élèves étaient même revenus jouer pour l'occasion.
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| Ça c'était au concert de Noël, pour donner une (toute) petite idée. |
J'ai pu jouer avec l'orchestre sur trois morceaux (en réalité les orchestres, parfois tous réunis), bien éclectiques comme d'habitude : Gabriel's Oboe (thème très connu du film Mission), Les Comédiens d'Aznavour pour accompagner la chorale des enfants, et le final Stop in the name of Love avec les petits gars des "Musiques Actuelles" (bon là je dois dire qu'avec la batterie, la guitare électrique sans parler des trompettes - et des hautbois - j'ai eu un peu de mal à me faire entendre et même à m'entendre moi-même). J'ai aussi chanté trois fois, ce qui m'a obligée à faire des aller-retour derrière la scène car les musiciens étaient censés se stocker côté jardin et les chœurs côté cour (histoire d'entrer sur scène tous en même temps, ce qui fait plus propre). Et j'ai réussi à être à chaque fois du bon côté au bon moment avec, selon les cas, mes partitions, mes lunettes et la bonne flûte (on chantait deux chants par cœur, donc sans lunettes et sans partition, et je jouais deux morceaux à la soprano et un à l'alto).
Voilà donc des petites nouvelles pour vous faire patienter jusqu'à ce que j'aie plus de temps à vous consacrer (il me reste à peine deux semaines pour préparer mon stage de la Pentecôte, avec deux pièces en solo et pas mal de musique d'ensemble).
En attendant, je vous propose d'écouter (ou réécouter) Gabriel's Oboe :
Voici la scène où le Frère Gabriel sort son hautbois en pleine jungle (et où il a de la chance que son anche soit fonctionnelle ah ah) (personnellement si je devais emporter un instrument dans la jungle, je ne choisirais sans doute pas le hautbois) (la contrebasse non plus, d'ailleurs) (de toutes façons je suis pas très tentée par les jungles en général) :
dimanche 31 mars 2019
Encore de la Fantaisie, toujours de la Fantaisie !
Je ne perds pas (complètement) la boule et je sais que j'en ai déjà parlé ici, mais cette fois il s'agit de mon actualité personnelle et je ne peux pas ne pas vous en redire quelques mots étant donné que ces jours-ci, la n°10 tourne en boucle dans ma tête.
En effet, pour le stage du weekend de Pentecôte, je dois préparer une pièce qui servira de base aux cours particuliers. Comme c'est apparemment mon année Telemann (j'en joue depuis la rentrée) et que j'en avais envie depuis un certain temps, j'ai choisi la Fantaisie n°10 et j'ai commencé à la travailler en cours. Et comme ça, c'est l'occasion de me débarrasser de ma phobie du fa# aigu qui commençait à devenir pesante.Une des particularités de cette fantaisie est d'utiliser presque tout l'ambitus de l'instrument (c'est à dire de la note la plus basse que l'on peut jouer à la plus haute), du fa grave au sol aigu (on peut encore jouer quelques notes au-dessus du sol, mais c'est vraiment très peu usité, j'en ai vu seulement en musique contemporaine). On alterne de belles envolées d'arpèges avec des passages "à deux voix" :

Évidemment, la flûte n'est pas un instrument polyphonique, contrairement par exemple au piano où chaque main joue une voix différente, mais ici Telemann se débrouille quand même pour avoir deux voix qui se répondent alternativement : la première voix joue sol - la - si et la seconde joue mi - do - sol.
La difficulté de cette pièce n'est pas rythmique, car il n'y a quasiment que des croches, mais c'est plutôt d'enchaîner des notes très disjointes (des notes conjointes sont des notes qui se suivent dans la gamme, comme do - ré ou la - si), une note très aiguë suivie d'une note grave ou l'inverse. Pour jouer une note grave, il faut un souffle chaud et ample, et pour jouer une note aiguë il faut un air vif et rapide : c'est parfois un peu compliqué d'enchaîner les deux. Ici par exemple, on a un do aigu suivi d'un fa grave.
Cette fantaisie est composée de trois mouvements : A tempo giusto, ce qui ne donne aucune indication sur le tempo auquel le jouer, si ce n'est que comme il est suivi d'un Presto, il devra être en tous cas moins rapide, et enfin un Moderato.
Je ne résiste pas à l'envie de vous faire réécouter l'interprétation de Stefan Temmingh, je l'écoute en boucle... ce qui est aussi une façon de travailler. Il y a des semaines où je ne trouve pas de temps pour la flûte, mais le fait d'écouter les pièces en cours les fait avancer quand même et j'ai parfois d'heureuses surprises en les jouant devant ma prof.
Stefan Temmingh est né en Afrique du Sud dans une famille d'origine néerlandaise, et musicienne. Il a fait ses études musicales en Allemagne, et enseigne depuis 2010 à la Haute École de Musique de Munich.Je ne résiste pas à l'envie de vous faire réécouter l'interprétation de Stefan Temmingh, je l'écoute en boucle... ce qui est aussi une façon de travailler. Il y a des semaines où je ne trouve pas de temps pour la flûte, mais le fait d'écouter les pièces en cours les fait avancer quand même et j'ai parfois d'heureuses surprises en les jouant devant ma prof.
Profitons de l'occasion pour écouter quelques autres de ses interprétations, en commençant par un grand "classique", enfin plutôt "baroque" :
Dans un tout autre style, une vidéo que je n'avais pas trouvée lors de mon article sur le jeu à deux flûtes. Flûtes, lecteur CD et... voix !!! Ne lâchez pas dès les premières secondes, c'est drôle !
Un beau mélange comme je les aime, musiques baroque, africaine, et inclassable...
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