samedi 12 janvier 2019

Premières Amours

En plus d'être passablement occupée et pré-occupée par moult sujets plus ou moins contrariants, ainsi que par les concerts et festivités de fin d'année, j'ai vu mon ordinateur connaître une fin brutale quoique pas complètement surprenante. Il m'a fallu le temps de me ré-équiper - de façon beaucoup plus confortable - et me revoici.

L'une de mes premières vraies belles découvertes au cours de mon apprentissage de la flûte à bec fut les sonates de Haendel, au début de ma troisième année si mes souvenirs sont bons. J'en ai chez moi plusieurs versions mais comme souvent, la première que j'ai écoutée - et ré-écoutée - et ré-ré-écoutée - et... (ad lib) est restée la plus chère à mon ouïe : celle de l'Ensemble Fitzwilliam avec Jean-Pierre Nicolas à la flûte à bec (je n'aurais pas dû cliquer sur l'onglet Discographie du site de l'Ensemble Fitzwilliam avec ses extraits à écouter ; il y a maintenant 3 cédés de plus dans ma wish list).

Parmi ces sonates, je suis plus particulièrement tombée amoureuse d'un mouvement : l'andante de la sonate en ré mineur HWV 367 que je vous fais écouter de ce pas, dans ma version préférée donc.





Voici pour comparer une autre interprétation de cet andante, cette fois par Hugo Reyne, qui est très bien aussi mais que j'aime moins (et comme je vous ai fait écouter l'autre avant, peut-être que vous l'aimerez moins aussi ahahah).




(Vous remarquerez que cette version fait 35 secondes de plus : Jean-Pierre jouerait-il plus vite que Hugo ? En outre je trouve que le clavecin est trop présent - et non, je ne suis pas partiale)


Georg Friedrich Haendel est un compositeur allemand né en 1685, et naturalisé anglais en 1726. Son papa, qui était chirurgien, n'était pas très d'accord pour qu'il fasse de la musique (il lui avait carrément interdit de toucher un instrument), mais quand on est motivé... et doué, ce qui ne gâte rien...

Haendel était un musicien très apprécié dans l'Europe de son époque (il est mort aveugle, mais riche), qui a su mélanger les influences de la musique baroque allemande, anglaise, française et italienne. 


Cette sonate en ré mineur HWV 367 (je vous explique très bientôt la signification de HWV 367 dans un article spécialement consacré au recensement des oeuvres musicales des compositeurs prolifiques) est composée de sept mouvements : Largo, Vivace, Presto (parfois intitulé Furioso selon les versions), Adagio, Alla breve, Andante, A tempo di menuet.  Elle a vraiment été composée pour la flûte à bec (et le clavecin), il ne s'agit donc pas d'une transcription.

Alla breve : locution italienne désignant, dans la musique ancienne, la mesure ayant la brève pour unité et renfermant, par conséquent, 2 semi-brèves ou 4 minimes, soit en figures modernes, une carrée, ou deux rondes, ou quatre blanches. On l'indique par le C barré. Il s'agit en réalité d'une mesure à deux temps rapide, la durée des notes ayant subi une sorte d'inflation au fil des siècles... La noire correspondait à la demi-minime et la croche à la fuse. 

 A tempo di menuet : invitation à jouer le mouvement avec le style et le tempo d'un menuet (plutôt lent et gracieux, à trois temps).

Comme vous êtes chanceux, vous pouvez écouter toutes les sonates par l'Ensemble Fitzwilliam sur cette vidéo (sonate en ré mineur HWV367 à 35:40) :


(Vous n'êtes plus chanceux du tout car la vidéo a été supprimée, un peu de patience, je vous la remplace très bientôt).

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